lundi 9 novembre 2009

Les travailleurs de rue de Québec « piqués au vif » [source : Le Soleil]


Mikaël Lalancette
Le Soleil

(Québec) Pendant que la Ville de Québec mandate l'organisme Point de repères pour ramasser les seringues souillées aux quatre coins de la ville et que cet organisme, financé par la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, distribue du matériel stérile aux consommateurs de drogues injectables, la police, elle, met à l'amende ceux qui possèdent des seringues sur eux, qu'elles soient stériles ou non.

[...] «Ça va probablement créer une situation pire que celle qu'ils veulent éviter», déplore [Mario Gagnon, président et directeur général de Point de repères], précisant que l'organisme paierait si l'un de ses travailleurs de rue était mis à l'amende. «Les gens se débarrasseront rapidement de leurs seringues après les avoir utilisées et on en retrouvera un peu partout dans la ville. Ça n'a pas de bon sens

Pire, croit-il, les consommateurs pourraient être tentés de réduire au maximum le nombre de seringues qu'ils utilisent, créant un risque plus élevé de propagation de maladies comme le VIH-sida, l'hépatite C et autres maladies transmises par seringues usagées.

[...] Le règlement stipule qu'il «est interdit, dans un endroit public ou une rue, d'avoir en sa possession quelque objet, matériel ou équipement servant ou facilitant la consommation de stupéfiants [...] toute pipe à hash, bonbonne, balance portative, seringue et tout autre objet relié à la consommation de stupéfiants.»

mardi 6 octobre 2009

Prochaine rencontre de la Coalition

La prochaine rencontre aura lieu le 3 novembre 2009 à 13 h 30 à Dopamine et sera consacrée en partie à la création du comité de coordination.

mardi 15 septembre 2009

Prochain BLITZ de récupération de seringues à la traîne


Comme à chaque printemps et automne, il est temps de faire un grand ménage et de ramasser les seringues à la traîne résiduelles dans l’environnement.

Le prochain BLITZ aura lieu le mercredi 7 octobre 2009.

Cette activité citoyenne permet de passer un moment agréable en s’impliquant pour améliorer notre milieu de vie.

Depuis maintenant trois éditions, le BLITZ est réalisé à la même date par les quatre organismes partenaires de l’évènement (Cactus Montréal, Dopamine, Plein Milieu et Spectre de Rue). Il y aura donc 4 points de départ :

- Hochelaga- Maisonneuve : départs de Dopamine à 9h30 et 13 h au 1473 Bennett (coin Adam)

- Ville-Marie Ouest : départ de CACTUS Montréal à 13 h au 1300 rue Sanguinet (coin Sainte-Catherine Est)

- Ville-Marie Est : départ de Spectre de rue à 13 h au 1280 Ontario Est (coin Beaudry)

- Plateau Mont-Royal : départ de Plein Milieu à 13 h au 4677 St-Denis (coin Gilford)

Une formation sur le ramassage sécuritaire sera fournie avant le départ.

Une collation sera servie après l’évènement.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre.

Merci de faire circuler dans vos réseaux.

Prochaine réunion de la Coalition

Mardi 15 septembre 2009
13h30
Endroit : Dopamine, 1473 rue Bennett

samedi 29 août 2009

Communiqué de presse du CRAN à propos de l'étude SALOME

« Le gouvernement de Jean Charest refuse de financer SALOME, la deuxième phase du projet de recherche portant sur la prescription d'héroïne à des toxicomanes endurcis de Montréal et de Vancouver, a appris Le Devoir. »

Financement du projet SALOME

MONTREAL, le 21 août /CNW Telbec/ - Pour faire suite à l'article de Marco Bélair, paru hier dans le journal Le Devoir (http://www.ledevoir.com/2009/08/20/263507.html), le Cran vient d'obtenir confirmation que le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec n'a finalement pas l'intention de financer le volet clinique du projet SALOME, seconde phase du projet de recherche sur le traitement de la dépendance avec prescription d'héroine (NAOMI).

Alors que nous attendions la confirmation de ce financement, nous sommes très surpris et déçu de ce revirement de dernière minute.

C'est au lendemain de la publication, dans le prestigieux New England Journal of Medecine, des résultats du projet NAOMI, que le MSSS à choisi de renverser sa décision, alors que cette publication met en évidence l'efficacité et la sécurité de la prescription d'héroine dans le traitement de cette dépendance. Nous ne pouvons que nous interroger sur le crédit accordé à l'évidence scientifique par le MSSS dans sa prise de décision, alors que, il y a un an, l'attente de la publication officielle des résultats de cette étude était invoquée pour justifier le non financement de la poursuite des activités de la clinique NAOMI de Montréal, à l'issue de l'expérimentation clinique.

Nous nous interrogeons par ailleurs sur la perception qu'a le MSSS des besoins en matière de santé de cette population hautement vulnérable et de l'impact d'une telle décision sur ces clientèles laissées à elle-même et sur leur entourage immédiat.

L'attaché de presse de la ministre déléguée au Services sociaux, qui représente le MSSS dans ce dossier, mentionne qu'il est préférable de consacrer la somme qui devait être alloué au financement de SALOME à des projets touchant un plus grand nombre de personnes. Comment accepter qu'une société développée comme la notre puisse renoncer à offrir à une partie de sa population un traitement dont l'efficacité est démontrée et fait consensus, sous prétexte que d'autres besoins existent.

S'il ne s'agissait pas du traitement de la dépendance aux opioides, qui touche un groupe de personnes faisant l'objet d'une importante stigmatisation sociale, mais de tout autre problème de santé, notre société serait-elle prête à accepter une telle décision ?

Si certains de nos concitoyens demeuraient insensibles à cet argument éthique, comment pourraient-ils être insensibles à un argument économique. En effet, la consommation non traitée d'opioides, tels que l'héroine, a un coût social très élevé pour notre société. Ce coût varie entre 45 000 et 67 500$ par personne au Canada. Or, si l'on exclu les coûts liés à la recherche, le coût du traitement de ces personnes avec un opioide de grade pharmaceutique est nettement moins élevé que les coûts générés par l'inaction.

Dans ce contexte, le Cran et ses partenaires sont fermement décidés à poursuivre leurs représentations pour que cette décision inattendue soit réévaluée et pour éviter que ce financement soit détourné au profit d'autres projets qui ne rejoindront pas ces clientèles qui nécessitent une intervention efficace et des soins médicaux adaptés qui sont parfaitement rentables pour la société québécoise.

Toutes les personnes ou organisation qui partagent notre point de vue et souhaitent apporter leur appui au projet SALOME sont invitées à communiquer avec nous ou à faire entendre leur voie auprès des représentants du MSSS.

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A propos du Cran

Pionnier et chef de file dans le domaine du traitement de la dépendance aux opioides avec une médication de substitution, le Cran a pour mission d'offrir des soins de santé personnalisés et multidisciplinaires, aux personnes dont la dépendance principale est l'héroine ou tout autre opioide.

Le Cran a assumé la responsabilité de la gestion clinique du projet NAOMI à Montréal de 2005 à 2008. Pour en savoir plus sur le Cran, nous vous invitons à visiter notre site internet à l'adresse www.cran.qc.ca.



Renseignements: Jean-Vincent Lacroix, AGC Communications, bureau: (514) 849-7000 #230, jvl@agccom.com ;

Source: Eric Fabrès, Responsable des communications au Cran, bureau: (514) 284-3426 #252, ericfabres@info-sam.qc.ca.

vendredi 14 août 2009

[National Post] Safe-injection sites on way, critics fear

Pendant ce temps, à Toronto, beaucoup de travail reste à faire au sujet des services d'injection supervisée, notamment auprès des élus municipaux...


Michael McKiernan, National Post
Published: Thursday, August 13, 2009

A city-sanctioned study is looking into the feasibility of Vancouver-style safe-injection sites in Toronto, but critics fear the study's support for such sites is a done deal.

The study, part of Toronto Public Health's drug strategy, comes as Vancouver's six-year-old InSite program faces increasing doubts over its own future. The federal government wants it shut and has appealed a 2008 B. C. Supreme Court ruling that allowed it to continue operating.

"It's getting pushed out of Vancouver and they want to move the problem somewhere else, but we don't want it here," said Rob Ford, city councillor for Etobicoke North. "My residents don't want it, I don't want it and I'll do everything in my power to stop it. Who's going to want to live in a community that's invaded every day and night by drug users?"

Although commissioned under the city's Toronto Drug Strategy, the funding for the study has come from the Ontario HIV Treatment Network, an independent nonprofit organization.

Mr. Ford led opponents of the controversial drug strategy when councillors passed it in December 2005.

"You don't condone and enable drug use -- it's illegal. How can you say you're helping people when you're enabling them?"

Article complet ici.

lundi 15 juin 2009

[Le Devoir] Un trou dans les nuages

Par Manon Cornellier
Édition du samedi 06 et du dimanche 07 juin 2009

Le seul centre d'injection supervisée de drogues au Canada survivra-t-il à la morale conservatrice?

Le gouvernement Harper n'a jamais affiché une grande sympathie pour les toxicomanes, surtout lorsqu'il est question de permettre l'injection supervisée de drogues. Il tente présentement de faire fermer le seul site d'injection supervisée au Canada, celui d'InSite, à Vancouver. Visite d'un projet honni, qui est toutefois susceptible de ne pas rester isolé.[...]

Bienvenue dans le Downtown Eastside, l'un des quartiers les plus paumés en Amérique du Nord, un petit kilomètre carré où se côtoient junkies, prostituées, itinérants et personnes souffrant de troubles mentaux. C'est là que se trouve InSite, un centre où les usagers de drogues intraveineuses peuvent se piquer sous la supervision de deux infirmières et de deux employés, recevoir des soins en cas de surdose, mais aussi obtenir de l'aide pour accéder aux services sociaux, traitements et programmes de désintoxication. Aucune drogue n'est offerte sur place.[...]

InSite est plus qu'un site d'injection supervisée. C'est un maillon d'une démarche qui vise à réduire les méfaits des drogues illégales en venant en aide aux usagers. Pour y parvenir, il faut les rejoindre. InSite sert de porte d'entrée pour la clientèle la plus lourde. «Nous sommes leur dernier arrêt», rappelle Ross Maynard.

Une multitude d'études soulignent les bénéfices d'InSite et de 70 sites similaires ailleurs dans le monde. Les toxicomanes qui les fréquentent acceptent plus volontiers des soins médicaux, se montrent plus disposés à suivre des traitements. La transmission de maladies est réduite, tout comme le nombre des seringues souillées qui sont abandonnées dans les lieux publics. Facteur plus important encore, plusieurs vies sont épargnées par une intervention rapide en cas de surdose, ce qui diminue d'autant les coûts de santé qui en découlent. À InSite, on a vécu environ 1000 surdoses depuis l'ouverture. Seulement 6 % ont exigé un transfert vers un hôpital et aucune personne n'en est morte, souligne M. Maynard.

Texte complet ici.

mercredi 10 juin 2009

Prochaine réunion de la Coalition

La réunion du 18 juin est annulée et reportée en septembre.
Plus de détails à venir.
Bon été.

lundi 8 juin 2009

[Drug War Chronicle] Effort to Bring Safe Injection Facility to New York City Getting Underway

Last Friday, more than 150 people gathered at John Jay College of Criminal Justice in New York City for a daylong conference on the science, politics, and law of safe injection facilities (SIFs) as part of a budding movement to bring the effective but controversial harm reduction measure to the Big Apple. Sponsored, among others, by the college, the Harm Reduction Coalition, and an amalgam of 17 different New York City needle exchange and harm reduction programs known as the Injection Drug User Health Alliance (IDUHA), the conference targeted not only harm reductionists but public health advocates and officials, law enforcement, service providers, and the general public.

The Safe Injection Facilities in New York conference aimed to create public awareness of SIFs, provide evidence that they are cost-effective, and start developing a plan for implementing SIFS in New York. As the conference program indicates, organizers relied heavily on experts from Vancouver, where the Downtown Eastside Insite SIF has been in operation -- and under evaluation -- since 2003, to provide the evidence base.

The first SIFs opened in Switzerland in the mid-1980s. Since then, they have spread slowly and there are now 65 SIFS operating in 27 cities in eight countries: Switzerland, Germany, the Netherlands, Spain, Australia, Norway, Luxembourg, and Canada. Although advocates have been working for the past year-and-a-half to bring an SIF to San Francisco, that effort has yet to bear fruit.

SIFS are credited with saving lives through overdose prevention, reducing the spread of blood-borne disease, reducing public drug use and attendant drug litter, and creating entryways to treatment and other services for hard-core drug users not ready to abstain. The results reported by the Vancouver delegation on Insite were typical:
  • No fatal overdoses at the SIF.
  • No increase in local drug trafficking.
  • No substantial increase in the rate of relapse into injection drug use.
  • Reductions in public drug use, publicly discarded syringes and syringe sharing.
  • SIF users 1.7 times more likely to enter detox programs.
  • More than 2,000 referrals to counseling and other support services since opening.
  • Collaboration with police to meet public health and public order objectives.
But despite such research results, the United States remains without an operating SIF. The obstacles range from the legal, such as the federal crack house law and its counterparts in many states, to the political and the moral. But for harm reduction and public health advocates, it is the failure to embrace such proven life-saving measures that has the stench of the immoral.

Article complet ici.

mardi 2 juin 2009

[AFP] L'Allemagne autorise la prescription médicale d'héroïne

BERLIN (AFP) — Les députés allemands ont adopté jeudi, à l'issue de plusieurs années de débat, un projet de loi autorisant la prescription médicale d'héroïne pour les malades très fortement dépendants de cette drogue. [...]

Une étude menée dans sept villes d'Allemagne par le ministère de la Santé et plusieurs Etats régionaux avait permis de montrer que dans certains cas, la prescription de diamorphine était plus efficace que des traitements de substitution du type méthadone.

Certains conservateurs de la CDU qui s'étaient dans un premier temps opposés à ce projet avaient fini par s'y rallier en raison des résultats probants livrés par cette étude.

Nouvelle complète ici.

lundi 25 mai 2009

[Article dans le Victoria Times] Give Out Free Crack Pipes, Says Victoria Councillor

« A Victoria councillor is pushing for the distribution of free crack pipes in the city.

Philippe Lucas is telling fellow councillors that crack pipe kits are meant to reduce the spread of hepatitis C, a condition with which he's afflicted. "I hate the idea of anyone at all having to deal with the hep C that I've dealt with when the spread is entirely preventable in terms of drug use."

Councillors will debate Lucas's suggestion next month. [...]

It's common for people who smoke crack cocaine to have sores, cuts and burns on their lips. Crack pipes are often makeshift -- fashioned from cans or glass tubes with sharp edges -- and shared among users. That means there's potential for infections such as HIV and hepatitis C to be shared as well, transmitted from blood on pipes through open cuts and sores.

Advocates of crack-pipe distribution argue the risk of the disease spreading can be minimized if pipes aren't shared... »

Suite de l'article ici.

mardi 19 mai 2009

Communiqué de presse de la Coalition réduction des méfaits

Dépôt de la pétition appuyant l’implantation des services d’injection supervisée (SIS) : une cause à l’Assemblée Nationale et un rassemblement à Montréal !

Montréal, 19 mai 2009 – Depuis sa mise sur pied en août 2008, la Coalition réduction des méfaits poursuit son objectif : la mise en place au Québec de services d’injection supervisée. 5 000 signataires, 80 organismes et une quarantaine de personnalités publiques, médecins, infirmiers, chercheurs, députés  ont confirmé l’appui des milieux communautaire et médical, comme celui de la population.  Ce Blitz de signatures effectué dans les rues de Montréal le 19 mars dernier a ainsi démontré l’intérêt du public pour un tel projet de santé publique. De nombreux signataires ont alors avoué que jusque là, ils connaissaient très mal le problème et ses enjeux, les impacts et les réalités d’une telle ressource.

Le dépôt de la pétition se fera officiellement à l’Assemblée Nationale le 19 mai à 14 h, par Monsieur Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et porte-parole de l’Opposition officielle en matière de santé. Pour souligner le geste, un grand rassemblement aura lieu à Montréal à 10 h du matin au Parc Émilie-Gamelin, réunissant politiciens, personnel médical, intervenants, usagers des ressources en toxicomanie, représentants d’organismes communautaires et grand public. Martin Lemay, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques ainsi que plusieurs personnes impliquées dans la Coalition, responsables de programmes d’échange de seringues (PÉS), médecins et usagers, prendront la parole en faveur de l’implantation des SIS.

Il est important de rappeler que ces SIS profiteront autant aux utilisateurs de drogues injectables (UDI) qu’aux résidents du quartier et à la population en général : diminution du nombre de seringues souillées traînant dans l’environnement, d’injections en public, de surdoses mortelles ainsi que des risques de propagation des différentes infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). L’existence de soixante-dix services d’injection supervisée dans six pays démontre l’importance de tels services, comme d’ailleurs InSite, à Vancouver, qui a trouvé un appui communautaire, policier, municipal et provincial. 

Nous refusons donc qu’un service qui vise la vie et la santé de citoyens devienne un enjeu moral et politique. Nous demandons que le ministre Yves Bolduc soutienne la mise en place des SIS comme cela est prévu dans le Programme national de santé publique. 

Contacts :  

Nicole McNeil, directrice de l’Anonyme, (514) 805-2978

Gilles Beauregard, directeur de Spectre de rue, (514) 910-2991

 

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mardi 12 mai 2009

19 mai 10h :: Rassemblement soulignant le dépôt des pétitions à l'Assemblée Nationale





Dans le cadre de la journée mondiale des hépatites, un rassemblement pour souligner le dépôt de la pétition en faveur des services d’injection supervisée aura lieu le mardi 19 mai à 10 heures au Carré Berri (Place Émilie-Gamelin). Un point de presse débutera à 10 h 30.

Quant au dépôt de la pétition, il se fera à l’Assemblée Nationale la journée même à 14 heures, par Martin Lemay, député du Parti Québécois.

Vous êtes invité(e)s à venir y participer en grand nombre avec vos propres bannières. 

Merci de diffuser ce message dans vos réseaux et de mobiliser le plus grand nombre de personnes possible. 

Au plaisir de vous voir le 19 mai !



jeudi 30 avril 2009

Prochaine rencontre

Date : 7 mai 2009

Heure : 9h30

Endroit : Dopamine, 1473 avenue Bennett

mercredi 22 avril 2009

BLITZ de récupération de seringues - mercredi 29 Avril 2009