jeudi 18 septembre 2008

Santé publique: Plus de 240 seringues ramassées au parc Émilie-Gamelin [source: Quotidien gratuit 24 heures]

Prochain BLITZ de ramassage de seringues à la traîne le 8 octobre
Dopamine, Plein Milieu, Spectre de Rue et CACTUS Montréal réaliseront un BLITZ dans Hochelaga-Maisonneuve, le Plateau-Mont-Royal, Ville-Marie Est et Ouest.


---------------------------------------------------------------------------------------------------
Trois semaines après l’annonce du ministre de la Santé, Yves Bolduc, de renoncer aux sites d’injection supervisée, l’organisme Spectre de rue a ramassé plus de 240 seringues souillées
au parc Émilie-Gamelin. Selon l’organisme, les besoins dans ce domaine restent criants. Pourtant, le ministre de la Santé a confirmé qu’il n’irait pas de l’avant avec les sites d’injection en août dernier, ce qui a déchaîné la colère du milieu médical et politique. M. Bolduc avance que les preuves sur l’efficacité de tels sites ne sont pas concluantes.

L’organisme a procédé mercredi au ramassage exhaustif de seringues souillées dans l’arrondissement Ville-Marie, un mandat confié par la Ville de Montréal. Ce secteur bien connu des utilisateurs de drogue demeure tristement célèbre en tant que lieu privilégié des toxicomanes.

Selon la travailleuse de rue Sophie Auger, cette activité permet de limiter la propagation des MTS, du VIH/Sida et des diverses formes d'hépatites auprès des personnes itinérantes ou marginalisées. Nombreux sont les utilisateurs de drogue qui s’injectent avec la première seringue venue, une pratique fréquente chez plusieurs d’entre eux.

«Les travailleurs de milieu ramassent presque quotidiennement des seringues à la demande des résidants ou des commerçants du quartier», a expliqué Mme Auger, qui précise que ce service est offert gratuitement.

Spectre de rue procède non seulement à la cueillette de seringues, mais aussi à la sensibilisation et à l’éducation de la population aux réalités de utilisateurs de drogue pour favoriser leur cohabitation. L’organisme apporte du soutien aux personnes itinérantes ou marginalisées en vue de favoriser leur intégration sociale.

(Site de la nouvelle)

« Je vote pour la science »: même lorsqu'il s'agit de prendre des décisions concernant les personne « marginales » de notre société.


source: Centre de recherche en droit public: Christine Vézina


Lors de la 17e Conférence mondiale sur le VIH/sida qui s’est déroulée à Mexico du 3 au 8 août 2008, le ministre fédéral de la santé a clairement fait connaître sa position et celle de son gouvernement en défaveur des sites d’injection supervisée, tel le site Insite qui existe à Vancouver depuis 2003.


Puisqu’au Québec, le sous-ministre adjoint en santé publique avait émis un communiqué de presse au début de l’été dans lequel il traitait de l’ouverture prochaine d’un site d’injection supervisée à Montréal, il était possible de croire que le partage des compétences allait laisser place à des politiques de santé à géométrie variable en fonction des paliers gouvernementaux. Or, pour l’instant, il n’en est rien puisqu’on observe un alignement du ministre de la santé québécois sur la position de son homologue fédéral.


Selon les opposants à ces prises de position fédérale et provinciale, à savoir, principalement, la communauté médicale et le mouvement communautaire, il existe une abondante littérature scientifique tendant à démontrer les effets positifs des sites d’injection supervisée en termes de santé publique. Selon le Réseau juridique canadien sur le VIH/sida, et à la lumière des conclusions de la 17e Conférence mondiale sur le VIH/sida, ce type de pratique contribue à assurer le respect, la protection et la promotion du droit à la santé des personnes utilisatrices de drogue injectable et tend à réduire la transmission du VIH.


Nous sommes spectateurs ici d’un combat internormatif dont les implications sont majeures en termes de santé publique. Les ordres normatifs politiques et étatiques aux niveaux provincial et fédéral d’une part et les ordres normatif médical, communautaire, scientifique, ainsi que celui constitué par la communauté épistémique active en matière de lutte contre le VIH au niveau international, d’autre part, se confrontent et s’opposent.


La norme du droit à la santé destinée à assurer un accès aux soins et services de prévention pour tous, et particulièrement pour les personnes dites « vulnérables » au VIH/sida, telle qu’elle est définie par l’ordre juridique international pourra-t-elle percer l’ordre national et exercer une influence quelconque sur l’issue du combat internormatif ? Quel « passeur » aura suffisamment de pouvoir et d’influence pour lui assurer un passage ?


Cela reste à suivre, évidemment. D’ici là, il reste à souhaiter que les personnes vulnérables au VIH et marginalisées ne deviennent les victimes de ces joutes internormatives.


mardi 16 septembre 2008

Défendons nos droits, résistons aux idées conservatrices !

Bonjour aux organismes communautaires montréalais !

Le RIOCM vous relaie aujourd'hui cet appel à la mobilisation dans le cadre des élections fédérales lancé par de nombreux mouvements sociaux.

Les préoccupations ne manquent pas sur les enjeux sociaux, les droits des femmes et l'environnement, pour ne nommer que ceux-ci.

Demeurez vigilantEs car nous vous donnerons plus de détails sous peu ou communiquez avec les organisateurs de l'action (coordonnées ci-bas).

Solidairement,

Sébastien Rivard
Coordonnateur du RIOCM
_________________________________________________________
APPEL À LA MOBILISATION DANS LE CADRE DES ÉLECTIONS FÉDÉRALES
Défendons nos droits, résistons aux idées conservatrices !
Dimanche le 5 octobre

Centre-ville de Montréal (lieu de rassemblement à confirmer)

Mobilisons-nous pour : les droits sociaux et les droits des femmes, l'environnement, la paix, la culture, la démocratie, la justice sociale, l’assurance-emploi, les droits des travailleurs et travailleuses, etc.

À une semaine des élections du 14 octobre, la population est invitée en très
grand nombre à démontrer que ces questions sont cruciales et lui tiennent à cœur !

Parlez-en autour de vous !

Plus de détails vous seront envoyés très bientôt !

Une invitation, entre autres, de : Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Collectif Échec à la guerre, Conseil central des syndicats nationaux de Montréal, Conseil national des chômeurs et chômeuses, Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, D’Abord Solidaires, Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), L’R des centres de femmes du Québec, Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Table régionale des organismes communautaires et bénévoles de la Montérégie (TROC-M), Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB).

Pour plus d’informations, veuillez contacter le 514.522.1010 ou le 450.347.4110.

Nous encourageons les initiatives de ce genre partout au Québec !

mardi 9 septembre 2008

Existe-t-il une politique de réduction des risques en prison ? [de Association genevoise de réduction des risques liés aux drogues]

Le développement, depuis 15 ans, de la politique de réduction des risques (RDR) en France, porté par des associations de lutte contre le sida, de prise en charge des usagers de drogues, a connu un certain essor, lié à une prévention pragmatique et efficace du VIH, et à un militantisme des acteurs. L’inscription de la RDR dans la loi d’orientation de santé publique et l’institutionnalisation du dispositif avec la création des Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) marquent une évolution et une reconnaissance de l’opportunité et de la légitimité de cette politique.

Il semble pourtant que, dans ce domaine comme dans d’autres, le lieu particulier et sensible de la détention ait été “oublié”. Dix ans après le rapport du Réseau de santé publique établi par J.Emmanuelli (Usage de drogues, sexualité, transmission du VIH, hépatites B et C et réduction des risques en prison à travers le monde), il n’existe, aujourd’hui, aucun véritable programme de RDR dans les prisons françaises ! Parmi les recommandations alors établies, plusieurs actions isolées ont été soit mises en place, soit développées par les équipes de terrain, faisant parfois l’objet de circulaires, textes, avis d’experts ou décrets pouvant soutenir le travail des praticiens. Ainsi, des avancées conséquentes ont été constatées quant à l’organisation des soins en matière de traitements de substitution en milieu carcéral.

L'article complet ici.

vendredi 29 août 2008

Salles d'injection supervisée: la couverture médiatique se poursuit !

Dimanche le 31.08.08

Les services d'injection supervisée
Santé et médecine - La seringue à objections
De nombreux chercheurs se prononcent en faveur des centres d'injection supervisée. Ces lieux permettraient de prévenir les surdoses mortelles et les risques d'infections du virus du sida ou de l'hépatite. Ils favoriseraient également un rapprochement entre les professionnels de la santé et les toxicomanes les plus marginaux. Mais les pouvoirs publics se montrent réticents, à Ottawa comme à Québec.

Les années lumières
Première chaîne de Radio-Canada (95,1 FM)

Invité: Dr. Alain Poirier, sous-ministre et directeur national de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et Dre. Suzanne Brissette, médecin en chef du service de médecine des toxicomanies au CHUM et Louis Letellier, avocat et président du conseil d'administration de Cactus Montréal.

jeudi 28 août 2008

Salle de presse

Liste de la couverture médiatique de la conférence de presse du 28.08.08.


Merci de venir nous visiter régulièrement pour prendre connaissance de l'évolution du site.


Jeudi le 04.09.08

The McGill Daily: The great safe-inject debate

Lundi le 01.09.08

Centre des médias alternatifs du Québec
(incluant plusieurs capsules vidéo de la conférence de presse)

Cybersolidaires



Vendredi le 29.08.08


La Presse
extrait:
En plus des groupes communautaires, le directeur du conseil d'administration du centre de santé et de services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance, Ron Rayside, a écrit une lettre au ministre Bolduc lui demandant de réviser sa décision. «Il y a 15 ans, nous avons fait un pas en avant comme société responsable en instaurant un système de récupération et d'échange de seringues usagées. Bien que cette pratique ait soulevé des questions au début, il s'agit aujourd'hui d'un acquis permettant d'éviter de nombreux incidents. Il faut maintenant aller plus loin», écrit M. Rayside.

Journal Métro

Le Devoir

La Presse Canadienne

La Presse

INFO690

Homeless Nation



Jeudi le 28.08.08


Les Alters Citoyens

Cyberpresse.ca

SRC.ca

SRC.ca (téléjournal 18h du 28.08.08)

INFO690
Le débat sur les injections supervisées reprend
Par Julie-Christine Gagnon
(INFO690)- L'organisme l'Anonyme, qui vient en aide aux jeunes toxicomanes donnera un point de presse jeudi matin pour tenter de faire changer d'avis le ministre de la Santé, Yves Bolduc, sur les sites d'injections de drogue surpervisés.
La directrice de l'organisme, Nicole McNeil, qui était sur les ondes d'Info 690 plus tôt jeudi matin, nous parle en audio des avantages de ces sites d'injections.
Écouter


CJAD
Calls for a Safe-Injection Pilot-Project In Montreal
Kathy Coulombe

There's pressure on Quebec's new health-minister to go ahead with a safe-injection-site pilot-project in Montreal. Dr Yves Bolduc, under pressure from Ottawa, recently reversed plans for such a site, claiming more studies are needed. But a coalition of community groups says plenty of studies have already found that everyone wins. They note, results from safe-injection sites elsewhere, including one in Vancouver are encouraging, with even the UN's World Health Organization saying they're a good thing.

Coalition spokesman, Dr Jean-Sebastien Fallu tells CJAD news safe-injection sites save on health-care costs for intravenous drug-users and save lives; reducing the spread of aids and other diseases like hepatitis-c. There are an estimated 25-thousand intravenous drug-users in Quebec.. about half of them here in Montreal.



Jeudi le 21.08.08

Communiqué de la COCQ-Sida

Débat entre Jean-Sébastien Fallu, président-fondateur du GRIP Montréal et Éric Caire (critique de l'opposition officielle en matière de santé) à TVAendirect.com

Jean-Sébastien Fallu, président-fondateur du GRIP Montréal et Éric Caire surles ondes du 98,5 FM à Montréal Maintenant



Mercredi le 20.08.08

Le Devoir: Québec renonce aux sites d'injection supervisée

Jean-Sébastien Fallu, président-fondateur du GRIP Montréal à RDI

Jean-Sébastien Fallu, président-fondateur du GRIP Montréal à RDI en direct sur l'actualité


Merci de venir nous visiter régulièrement pour prendre connaissance de l'évolution du site.

L’implantation des sites d’injection supervisée : une urgence !

Communiqué de presse maintentant disponible!

Montréal, 27 août 2008 - Une coalition d’organisations prônant l’approche de la réduction des méfaits et préoccupée par la consommation de drogues par injection, à son tour, presse le ministre de la santé, M. Yves Bolduc d’implanter des sites d’injection supervisée pour répondre sans tarder aux multiples besoins de santé des usagers de drogues par injection (UDI). Action Séro Zéro, l’ADDICQ, l’Anonyme, Cactus Montréal, COCQ-Sida, Dopamine, GRIP Montréal, Plein Milieu, Point de repères, le RAPSIM et Spectre de rue, considèrent qu’il y a urgence compte tenu des données suivantes :

- quelques 23 000 utilisateurs de drogues par injection au Québec, dont 12 000 à Montréal sont à risque ou sont déjà infectés par l’Hépatite C et/ou le VIH;
- les nouveaux cas d’Hépatite C ont doublé chez les utilisateurs de drogues injectables à Montréal. Les nouveaux cas de VIH ont aussi augmenté. Ces épidémies « ne sont définitivement pas sous contrôle » selon la Direction de la santé publique (La Presse, 6 janvier 2008);
- sans oublier les abcès, les autres infections et les surdoses dont peuvent être victimes les UDI;
- il existe un consensus de l’Association Médicale Canadienne, de l’ONU Sida et de l’OMS basé sur des données probantes démontrant que de tels services de santé sont prometteurs (diminution des surdoses, diminution des seringues à la traîne, références rapides en désintoxication, etc.);
- « Même d’un point de vue économique, les sites d’injection sont rentables » selon la Dre Suzanne Brissette (Le Devoir, 20 août 2008).



Télecharger la communiqué de presse entier ici.

Pourquoi une coalition?

La coalition a été formée en réponse à l’annonce du ministre de la santé de ne pas aller de l’avant avec les sites d’injection supervisés. Cette coalition est formée d’organisations communautaires et de regroupements de consommateurs qui prônent la philosophie de la réduction des méfaits comme ligne directrice de leurs interventions ou de leurs revendications. La Coalition a pour plan d’action de militer en faveur des initiatives en réduction des méfaits ainsi que de sensibiliser la population à cette approche.