dimanche 17 janvier 2010

La Cour d'appel de la Colombie-Britannique refuse d'entendre l'appel d'Ottawa contre InSite !

Le jugement tant attendu est tombé : « InSite est un service nécessaire et doit rester ouvert ».

Insite remporte une bataille

La Cour d'appel de la Colombie-Britannique déboute le gouvernement fédéral et donne raison à Insite, le site d'injection supervisée de la rue Hasting, à Vancouver.

La Cour d'appel confirme le jugement d'un tribunal inférieur, qui statue qu'Insite est un service nécessaire et qu'il doit rester ouvert.

Le gouvernement fédéral avait porté la décision en appel en disant qu'elle permettait au site d'injection supervisée d'exister sans la permission du gouvernement.

Insite affirme de son côté que sans aiguilles propres et sans site supervisé, la transmission de maladies serait alarmante parmi les toxicomanes.

Cette décision de la Cour d'appel réjouit l'ancien maire de Vancouver, Philip Owen. Il prévoit maintenant l'ouverture prochaine d'autres centres, notamment à Toronto et à Victoria. D'ailleurs, la Portland Hotel Society a loué, à cet effet, un autre local dans le secteur de Woodwards.

Les représentants d'Insite, de la Portland Hotel Society, ainsi que des députés et des médecins demandent au gouvernement fédéral de ne pas porter la cause en Cour suprême.

mercredi 9 décembre 2009

Communiqué de presse de l'ADDICQ

Injection supervisée : le ministre doit agir.

MONTRÉAL, le 7 déc. - L'Association pour la Défense des Droits et l'Inclusion des personnes qui Consomment des drogues du Québec (ADDICQ) se réjouit de l'avis de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) en faveur des services d'injection supervisée.

Pour l'ADDICQ, la mise en place de tels services est une urgence. Si notre société désire mettre un terme aux épidémies de VIH / Sida et d'hépatite C (VHC), il faut offrir des services qui soutiennent toutes les citoyens afin d'améliorer leur chances de vie.

D'après l'étude Surv-UDI, la prévalence du VIH chez les personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI ) serait de 15%. Pour l'hépatite C, les données sont encore plus alarmantes à savoir 62%. D'ailleurs, pour la Direction de la Santé Publique, ces épidémies ne seraient "définitivement pas sous contrôle".

L'avis de l'INSPQ vient s'ajouter à la voix de nombreux autres organismes comme l'Organisation Mondiale de la Santé et l'Association Médicale Canadienne qui se sont déjà positionnés en faveur de tels services. Pour Kaven Dion, porte-parole de l'ADDICQ : "Maintenant que tous les experts se sont prononcés en faveur des services d'injection supervisée, la balle est dans le camp du Docteur Bolduc. Il doit assumer son rôle de ministre de la santé en implantant des services d'injection supervisée".

Selon Sophie Sénécal, également porte-parole de l'ADDICQ : "Le Ministère de la Santé a été en mesure d'offrir une réponse rapide à la pandémie de grippe A H1N1, il se doit d'agir tout aussi rapidement pour la population à risque de contracter le VIH/Sida et l'hépatite C".

Il est important de rappeler que la toxicomanie est un problème de santé, mais aussi de société avant d'être une question de sécurité publique ou de morale. Des milliers de personnes meurent chaque année au Canada dû aux complications liées à l'injection de drogues. Il est urgent d'agir. Il est encore temps de sauver des vies. La mise en place de services d'injection supervisée pourrait faire toute la différence. C'est pourquoi, l'ADDICQ demande au gouvernement provincial de baser ses décisions en matière de drogues sur les preuves scientifiques de l'INSPQ mises à leur disposition et non sur leurs préjugés.

Renseignements: Sophie Sénécal, (514) 998-0033; Kaven Dion (514) 562-3350

Communiqué de presse du CRAN

Le Cran appuie les recommandations de l'INSPQ dans le dossier de l'implantation de sites d'injection supervisée au Québec

MONTRÉAL, le 7 déc. - Le Cran appuie l'avis sur la pertinence des sites d'injection supervisée que l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a rendu public vendredi dernier, par le biais de son site internet.

Ce rapport apporte un éclairage critique sur l'état des connaissances scientifiques relatives aux impacts des sites d'injection supervisée qui ont été implantés dans différents pays du monde et émet des recommandations auxquelles nous adhérons pleinement en matière de déploiement de services d'injection supervisée au Québec.

Le Cran estime en effet qu'il est pertinent que des services d'injection supervisée soient intégrés au continuum actuel de services en dépendance. Tel que le démontre le rapport de l'INSPQ, les services d'injection supervisée répondent avec efficience à la protection de la santé du public, et ce, sans être la source de nuisances collatérales.

Compte tenus des risques que courent tous les jours de nombreuses personnes qui font usage de drogues par injection, nous considérons que le gouvernement du Québec devrait agir avec diligence pour que soient implantés, là où cela est nécessaire, des services d'injection supervisée. Ainsi, il permettrait aux personnes utilisatrices de drogues par injection de consommer en dehors de l'espace public, dans un contexte favorable au respect des règles d'asepsie et empreint de dignité humaine.

Bien que particulièrement importante, l'implantation de sites d'injection supervisée au Québec ne doit pas occulter les autres enjeux en matière de protection de la santé publique et de traitement des dépendances.

Le Cran souhaite que dans le cadre de cette réflexion soit réexaminé la pertinence de poursuivre l'expérience de prescription d'opioïdes injectables (projet SALOME) visant à offrir un traitement éprouvé aux personnes dépendantes des opioïdes qui ont connu différents échecs thérapeutiques. En effet, le projet de recherche clinique NAOMI a démontré que la prescription médicale d'opioïdes injectables est une option thérapeutique efficace pour ce type de public, tant en termes de réduction des méfaits, de traitement de la dépendance que de réinsertion sociale.

En soutien à l'INSPQ, et au regard des données probantes, le Cran demande donc au ministre de la Santé du Québec d'investir simultanément dans ces deux modalités de réduction des méfaits et de traitement répondant à un important enjeu de santé publique, sachant que l'usage d'opioïdes par injection est une pratique de plus en plus fréquente chez les moins de 24 ans.

À propos du Cran

Pionnier et chef de file dans le domaine du traitement de la dépendance aux opioïdes avec une médication de substitution, le Cran a pour mission d'offrir des soins de santé personnalisés et multidisciplinaires, aux personnes dont la dépendance principale est l'héroïne ou tout autre opioïde.

Le Cran a assumé la responsabilité de la gestion clinique du projet NAOMI à Montréal de 2005 à 2008. Pour en savoir plus sur le Cran, nous vous invitons à visiter notre site internet à l'adresse www.cran.qc.ca

Renseignements: Éric Fabrès, Responsable des communications au Cran, bureau: (514) 284-3426, eric.fabres.cran@ssss.gouv.qc.ca

lundi 7 décembre 2009

Injection de drogues : Superviser pour éviter les maladies [Source : src.ca]


Dimanche 6 décembre 2009
EXCLUSIF

L'Institut national de la Santé publique (INSP) veut que Québec permette aux toxicomanes de se piquer dans des sites supervisés. L'organisme fait cette recommandation dans un avis en ce sens publié vendredi et que Radio-Canada a décortiqué [note de la Coalition, ce rapport est disponible ici : http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=962].

Selon le rapport de l'Institut, ces sites sont peut-être la solution au problème de propagation du VIH et de l'hépatite C. Ces maladies ont une grande incidence chez les toxicomanes.

De nombreux organismes communautaires et de services sociaux, qui aident les toxicomanes, demandent depuis longtemps l'ouverture de sites d'injections supervisés. Le ministre de la Santé Yves Bolduc est plutôt réfractaire au projet.

Au Québec, 30 000 personnes, soit l'équivalent de la population de Rouyn-Noranda, s'injectent de la cocaïne, du crack, de l'héroïne ou du dilaudid, la drogue « chouchou » des toxicomanes en ce moment.
[...]
L'Institut national de la Santé publique aussi croit que les sites d'injections supervisés peuvent régler une foule de problèmes. Lina Noël est chargée de projet à l'INSP.

« Souvent les personnes souffrant de toxicomanie, qui sont fortement intoxiquées, vont se retrouver à l'urgence. Dans les villes où il y a des sites d'injections supervisés, on a constaté que l'achalandage des urgences était diminué. »

Les sites d'injections pourraient aussi aider à limiter les infections liées à la consommation. C'est ce que croit Sophie Sénécal de l'Association québécoise pour la défense des droits et l'inclusion des personnes qui consomment des drogues:

« Au Québec 17 % des personnes qui consomment sont infectées au VIH. Quand on parle de l'hépatite C, on parle de 68 % des gens avec qui qu'on travaille. Chaque année on en voit mourir, pis c'est des morts qui pourraient être évités. »

Les sites d'injections supervisés font consensus dans les milieux médicaux et communautaires depuis quelques années. L'ex-ministre de la Santé Philippe Couillard avait d'ailleurs ouvert la porte à l'idée, mais son successeur Yves Bolduc l'a complètement refermée. Le ministre Bolduc croit que le Québec n'est pas prêt pour cela. Le porte-parole de l'opposition péquiste sur la Santé, Bernard Drainville, croit que le ministre se trompe:

« Moi, ce que je dis, c'est que là, Monsieur Bolduc, vous avez un rapport qui vous dit que ça du sens. Mettez de côté vos opinions personnelles, pis regardez les évidences scientifiques qui disent si tu veux aider les personnes qui utilisent la drogue par injection, si tu veux réduire le risque de retrouver des seringues souillées dans les parcs, pis diminuer les coûts en santé, les sites d'injections sont une bonne idée. »

Le ministre Yves Bolduc n'a pas voulu commenter les conclusions du rapport de l'INSP.

dimanche 6 décembre 2009

Piqueries supervisées: Point de repères revient à la charge [Source : Le Soleil]

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200912/01/01-926952-piqueries-supervisees-point-de-reperes-revient-a-la-charge.php

Marc Allard
Le Soleil
(Québec) L'organisme d'aide aux toxicomanes Point de repères est revenu à la charge avec son projet de piquerie supervisée, en cette Journée mondiale du sida. Mais le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'est pas encore prêt à donner son feu vert.

Le directeur de Point de repères, Mario Gagnon, a interpellé le ministre Bolduc, mardi, en marge d'une conférence de presse du Mouvement d'information et d'entraide dans la lutte contre le VIH-sida (MIELS-Québec) à l'Université Laval, pour savoir où en était rendue sa réflexion sur les piqueries supervisées.

L'attachée de presse d'Yves Bolduc, Marie-Ève Bédard, nous a précisé mardi que le ministre avait indiqué au directeur de Point de repères que le gouvernement attendait notamment de consulter un avis de l'Institut national de santé publique du Québec sur les centres d'injection supervisés avant de prendre position. Cet avis devrait être rendu public dans les prochaines semaines [note de la Coalition : cet avis est dorénavant disponible au http://www.inspq.qc.ca/publications/notice.asp?E=p&NumPublication=962 : Avis sur la pertinence des services d'injection supervisée : analyse critique de la littérature].
[...]
L'an dernier, le ministre Bolduc s'était opposé à l'implantation de centres d'injection supervisés pour les utilisateurs de drogues intraveineuses, estimant que les Québécois n'étaient pas prêts à accueillir de tels centres.
[...]
Selon Mario Gagnon, les citoyens seraient loin d'être choqués que le gouvernement donne son aval aux centres d'injection supervisée. [...] «On entend qu'il y a de l'opposition, mais quand on parle, nous, aux commerçants du quartier, aux gens qui ont des restaurants et qui sont pognés avec des problématiques de scène d'injection dans leurs toilettes parce qu'on n'a pas d'autres options, aux résidants aussi qui voient les gens s'injecter dans la rue, tous ces gens sont super positifs.»

«Si les gens s'injectent à l'extérieur, c'est au risque d'être vus et de subir les préjugés de la part de citoyens, donc les gens vont précipiter leur geste, blesser leurs veines, dropper leur sang dans la communauté. Nous, on dit : "En offrant un espace avec une belle organisation de nursing, de médical et de psychosocial autour, les gens sont assurés d'avoir de l'aide".»

lundi 9 novembre 2009

Les travailleurs de rue de Québec « piqués au vif » [source : Le Soleil]


Mikaël Lalancette
Le Soleil

(Québec) Pendant que la Ville de Québec mandate l'organisme Point de repères pour ramasser les seringues souillées aux quatre coins de la ville et que cet organisme, financé par la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, distribue du matériel stérile aux consommateurs de drogues injectables, la police, elle, met à l'amende ceux qui possèdent des seringues sur eux, qu'elles soient stériles ou non.

[...] «Ça va probablement créer une situation pire que celle qu'ils veulent éviter», déplore [Mario Gagnon, président et directeur général de Point de repères], précisant que l'organisme paierait si l'un de ses travailleurs de rue était mis à l'amende. «Les gens se débarrasseront rapidement de leurs seringues après les avoir utilisées et on en retrouvera un peu partout dans la ville. Ça n'a pas de bon sens

Pire, croit-il, les consommateurs pourraient être tentés de réduire au maximum le nombre de seringues qu'ils utilisent, créant un risque plus élevé de propagation de maladies comme le VIH-sida, l'hépatite C et autres maladies transmises par seringues usagées.

[...] Le règlement stipule qu'il «est interdit, dans un endroit public ou une rue, d'avoir en sa possession quelque objet, matériel ou équipement servant ou facilitant la consommation de stupéfiants [...] toute pipe à hash, bonbonne, balance portative, seringue et tout autre objet relié à la consommation de stupéfiants.»

mardi 6 octobre 2009

Prochaine rencontre de la Coalition

La prochaine rencontre aura lieu le 3 novembre 2009 à 13 h 30 à Dopamine et sera consacrée en partie à la création du comité de coordination.

mardi 15 septembre 2009

Prochain BLITZ de récupération de seringues à la traîne


Comme à chaque printemps et automne, il est temps de faire un grand ménage et de ramasser les seringues à la traîne résiduelles dans l’environnement.

Le prochain BLITZ aura lieu le mercredi 7 octobre 2009.

Cette activité citoyenne permet de passer un moment agréable en s’impliquant pour améliorer notre milieu de vie.

Depuis maintenant trois éditions, le BLITZ est réalisé à la même date par les quatre organismes partenaires de l’évènement (Cactus Montréal, Dopamine, Plein Milieu et Spectre de Rue). Il y aura donc 4 points de départ :

- Hochelaga- Maisonneuve : départs de Dopamine à 9h30 et 13 h au 1473 Bennett (coin Adam)

- Ville-Marie Ouest : départ de CACTUS Montréal à 13 h au 1300 rue Sanguinet (coin Sainte-Catherine Est)

- Ville-Marie Est : départ de Spectre de rue à 13 h au 1280 Ontario Est (coin Beaudry)

- Plateau Mont-Royal : départ de Plein Milieu à 13 h au 4677 St-Denis (coin Gilford)

Une formation sur le ramassage sécuritaire sera fournie avant le départ.

Une collation sera servie après l’évènement.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre.

Merci de faire circuler dans vos réseaux.

Prochaine réunion de la Coalition

Mardi 15 septembre 2009
13h30
Endroit : Dopamine, 1473 rue Bennett

samedi 29 août 2009

Communiqué de presse du CRAN à propos de l'étude SALOME

« Le gouvernement de Jean Charest refuse de financer SALOME, la deuxième phase du projet de recherche portant sur la prescription d'héroïne à des toxicomanes endurcis de Montréal et de Vancouver, a appris Le Devoir. »

Financement du projet SALOME

MONTREAL, le 21 août /CNW Telbec/ - Pour faire suite à l'article de Marco Bélair, paru hier dans le journal Le Devoir (http://www.ledevoir.com/2009/08/20/263507.html), le Cran vient d'obtenir confirmation que le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec n'a finalement pas l'intention de financer le volet clinique du projet SALOME, seconde phase du projet de recherche sur le traitement de la dépendance avec prescription d'héroine (NAOMI).

Alors que nous attendions la confirmation de ce financement, nous sommes très surpris et déçu de ce revirement de dernière minute.

C'est au lendemain de la publication, dans le prestigieux New England Journal of Medecine, des résultats du projet NAOMI, que le MSSS à choisi de renverser sa décision, alors que cette publication met en évidence l'efficacité et la sécurité de la prescription d'héroine dans le traitement de cette dépendance. Nous ne pouvons que nous interroger sur le crédit accordé à l'évidence scientifique par le MSSS dans sa prise de décision, alors que, il y a un an, l'attente de la publication officielle des résultats de cette étude était invoquée pour justifier le non financement de la poursuite des activités de la clinique NAOMI de Montréal, à l'issue de l'expérimentation clinique.

Nous nous interrogeons par ailleurs sur la perception qu'a le MSSS des besoins en matière de santé de cette population hautement vulnérable et de l'impact d'une telle décision sur ces clientèles laissées à elle-même et sur leur entourage immédiat.

L'attaché de presse de la ministre déléguée au Services sociaux, qui représente le MSSS dans ce dossier, mentionne qu'il est préférable de consacrer la somme qui devait être alloué au financement de SALOME à des projets touchant un plus grand nombre de personnes. Comment accepter qu'une société développée comme la notre puisse renoncer à offrir à une partie de sa population un traitement dont l'efficacité est démontrée et fait consensus, sous prétexte que d'autres besoins existent.

S'il ne s'agissait pas du traitement de la dépendance aux opioides, qui touche un groupe de personnes faisant l'objet d'une importante stigmatisation sociale, mais de tout autre problème de santé, notre société serait-elle prête à accepter une telle décision ?

Si certains de nos concitoyens demeuraient insensibles à cet argument éthique, comment pourraient-ils être insensibles à un argument économique. En effet, la consommation non traitée d'opioides, tels que l'héroine, a un coût social très élevé pour notre société. Ce coût varie entre 45 000 et 67 500$ par personne au Canada. Or, si l'on exclu les coûts liés à la recherche, le coût du traitement de ces personnes avec un opioide de grade pharmaceutique est nettement moins élevé que les coûts générés par l'inaction.

Dans ce contexte, le Cran et ses partenaires sont fermement décidés à poursuivre leurs représentations pour que cette décision inattendue soit réévaluée et pour éviter que ce financement soit détourné au profit d'autres projets qui ne rejoindront pas ces clientèles qui nécessitent une intervention efficace et des soins médicaux adaptés qui sont parfaitement rentables pour la société québécoise.

Toutes les personnes ou organisation qui partagent notre point de vue et souhaitent apporter leur appui au projet SALOME sont invitées à communiquer avec nous ou à faire entendre leur voie auprès des représentants du MSSS.

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A propos du Cran

Pionnier et chef de file dans le domaine du traitement de la dépendance aux opioides avec une médication de substitution, le Cran a pour mission d'offrir des soins de santé personnalisés et multidisciplinaires, aux personnes dont la dépendance principale est l'héroine ou tout autre opioide.

Le Cran a assumé la responsabilité de la gestion clinique du projet NAOMI à Montréal de 2005 à 2008. Pour en savoir plus sur le Cran, nous vous invitons à visiter notre site internet à l'adresse www.cran.qc.ca.



Renseignements: Jean-Vincent Lacroix, AGC Communications, bureau: (514) 849-7000 #230, jvl@agccom.com ;

Source: Eric Fabrès, Responsable des communications au Cran, bureau: (514) 284-3426 #252, ericfabres@info-sam.qc.ca.

vendredi 14 août 2009

[National Post] Safe-injection sites on way, critics fear

Pendant ce temps, à Toronto, beaucoup de travail reste à faire au sujet des services d'injection supervisée, notamment auprès des élus municipaux...


Michael McKiernan, National Post
Published: Thursday, August 13, 2009

A city-sanctioned study is looking into the feasibility of Vancouver-style safe-injection sites in Toronto, but critics fear the study's support for such sites is a done deal.

The study, part of Toronto Public Health's drug strategy, comes as Vancouver's six-year-old InSite program faces increasing doubts over its own future. The federal government wants it shut and has appealed a 2008 B. C. Supreme Court ruling that allowed it to continue operating.

"It's getting pushed out of Vancouver and they want to move the problem somewhere else, but we don't want it here," said Rob Ford, city councillor for Etobicoke North. "My residents don't want it, I don't want it and I'll do everything in my power to stop it. Who's going to want to live in a community that's invaded every day and night by drug users?"

Although commissioned under the city's Toronto Drug Strategy, the funding for the study has come from the Ontario HIV Treatment Network, an independent nonprofit organization.

Mr. Ford led opponents of the controversial drug strategy when councillors passed it in December 2005.

"You don't condone and enable drug use -- it's illegal. How can you say you're helping people when you're enabling them?"

Article complet ici.

lundi 15 juin 2009

[Le Devoir] Un trou dans les nuages

Par Manon Cornellier
Édition du samedi 06 et du dimanche 07 juin 2009

Le seul centre d'injection supervisée de drogues au Canada survivra-t-il à la morale conservatrice?

Le gouvernement Harper n'a jamais affiché une grande sympathie pour les toxicomanes, surtout lorsqu'il est question de permettre l'injection supervisée de drogues. Il tente présentement de faire fermer le seul site d'injection supervisée au Canada, celui d'InSite, à Vancouver. Visite d'un projet honni, qui est toutefois susceptible de ne pas rester isolé.[...]

Bienvenue dans le Downtown Eastside, l'un des quartiers les plus paumés en Amérique du Nord, un petit kilomètre carré où se côtoient junkies, prostituées, itinérants et personnes souffrant de troubles mentaux. C'est là que se trouve InSite, un centre où les usagers de drogues intraveineuses peuvent se piquer sous la supervision de deux infirmières et de deux employés, recevoir des soins en cas de surdose, mais aussi obtenir de l'aide pour accéder aux services sociaux, traitements et programmes de désintoxication. Aucune drogue n'est offerte sur place.[...]

InSite est plus qu'un site d'injection supervisée. C'est un maillon d'une démarche qui vise à réduire les méfaits des drogues illégales en venant en aide aux usagers. Pour y parvenir, il faut les rejoindre. InSite sert de porte d'entrée pour la clientèle la plus lourde. «Nous sommes leur dernier arrêt», rappelle Ross Maynard.

Une multitude d'études soulignent les bénéfices d'InSite et de 70 sites similaires ailleurs dans le monde. Les toxicomanes qui les fréquentent acceptent plus volontiers des soins médicaux, se montrent plus disposés à suivre des traitements. La transmission de maladies est réduite, tout comme le nombre des seringues souillées qui sont abandonnées dans les lieux publics. Facteur plus important encore, plusieurs vies sont épargnées par une intervention rapide en cas de surdose, ce qui diminue d'autant les coûts de santé qui en découlent. À InSite, on a vécu environ 1000 surdoses depuis l'ouverture. Seulement 6 % ont exigé un transfert vers un hôpital et aucune personne n'en est morte, souligne M. Maynard.

Texte complet ici.

mercredi 10 juin 2009

Prochaine réunion de la Coalition

La réunion du 18 juin est annulée et reportée en septembre.
Plus de détails à venir.
Bon été.

lundi 8 juin 2009

[Drug War Chronicle] Effort to Bring Safe Injection Facility to New York City Getting Underway

Last Friday, more than 150 people gathered at John Jay College of Criminal Justice in New York City for a daylong conference on the science, politics, and law of safe injection facilities (SIFs) as part of a budding movement to bring the effective but controversial harm reduction measure to the Big Apple. Sponsored, among others, by the college, the Harm Reduction Coalition, and an amalgam of 17 different New York City needle exchange and harm reduction programs known as the Injection Drug User Health Alliance (IDUHA), the conference targeted not only harm reductionists but public health advocates and officials, law enforcement, service providers, and the general public.

The Safe Injection Facilities in New York conference aimed to create public awareness of SIFs, provide evidence that they are cost-effective, and start developing a plan for implementing SIFS in New York. As the conference program indicates, organizers relied heavily on experts from Vancouver, where the Downtown Eastside Insite SIF has been in operation -- and under evaluation -- since 2003, to provide the evidence base.

The first SIFs opened in Switzerland in the mid-1980s. Since then, they have spread slowly and there are now 65 SIFS operating in 27 cities in eight countries: Switzerland, Germany, the Netherlands, Spain, Australia, Norway, Luxembourg, and Canada. Although advocates have been working for the past year-and-a-half to bring an SIF to San Francisco, that effort has yet to bear fruit.

SIFS are credited with saving lives through overdose prevention, reducing the spread of blood-borne disease, reducing public drug use and attendant drug litter, and creating entryways to treatment and other services for hard-core drug users not ready to abstain. The results reported by the Vancouver delegation on Insite were typical:
  • No fatal overdoses at the SIF.
  • No increase in local drug trafficking.
  • No substantial increase in the rate of relapse into injection drug use.
  • Reductions in public drug use, publicly discarded syringes and syringe sharing.
  • SIF users 1.7 times more likely to enter detox programs.
  • More than 2,000 referrals to counseling and other support services since opening.
  • Collaboration with police to meet public health and public order objectives.
But despite such research results, the United States remains without an operating SIF. The obstacles range from the legal, such as the federal crack house law and its counterparts in many states, to the political and the moral. But for harm reduction and public health advocates, it is the failure to embrace such proven life-saving measures that has the stench of the immoral.

Article complet ici.

mardi 2 juin 2009

[AFP] L'Allemagne autorise la prescription médicale d'héroïne

BERLIN (AFP) — Les députés allemands ont adopté jeudi, à l'issue de plusieurs années de débat, un projet de loi autorisant la prescription médicale d'héroïne pour les malades très fortement dépendants de cette drogue. [...]

Une étude menée dans sept villes d'Allemagne par le ministère de la Santé et plusieurs Etats régionaux avait permis de montrer que dans certains cas, la prescription de diamorphine était plus efficace que des traitements de substitution du type méthadone.

Certains conservateurs de la CDU qui s'étaient dans un premier temps opposés à ce projet avaient fini par s'y rallier en raison des résultats probants livrés par cette étude.

Nouvelle complète ici.